À propos du livre de Fabienne Azire et Patrice Huerre Faut-il plaindre les bons élèves ?
Pourquoi en effet soccuper des problèmes poser par la réussite scolaire alors que linstitution scolaire nen finit pas de prédire un avenir sombre à ceux qui ne réussissent pas leurs études ?
Si 10% des bons élèves craquent, cest probablement par manque dadéquation entre les désirs de lélève et les attentes des parents et de linstitution. Pour faire plaisir à ses parents et aux enseignants (ne pas les décevoir), il est plus facile de jouer au "bon élève", surtout si les résultats scolaires sont là. Lélève remet à plus tard linterrogation sur ses aspirations. Si la contradiction est trop forte, la crise éclatera dès lécole. Une fois arrivé à lâge adulte, lancien élève découvrira que dautres choix que ceux induits par ses parents souvrent à lui. Cette découverte pourra provoquer des frustrations, des réorientations professionnelles ou même des dépressions si ladulte réalise quil a réussi le rêve de ses parents et non le sien. Toutefois, lautonomie retrouvée, ladulte a encore le choix dapprendre en accord avec ses désirs pour rétablir la situation. La formation tout au long de la vie, cest aussi cela. Les contraintes imposées par la société et la famille ne sont pas des déterminismes mais sont à interroger pour en comprendre les raisons et « jouer » avec pour construire son propre chemin : prise de distance, réflexivité sont les démarches conduisant à son autoformation.
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