Samedi 26 février 2005

 

Qu’est-ce qui nous incite à apprendre ? Le hasard ? des rencontres ? des expériences ? des évènements ? des lectures ? S’interroger sur ce que nous avons appris et qui nous a fait bifurquer de notre parcours de vie peut nous aider à faire face à de nouveaux choix en nous faisant prendre conscience de notre capacité à peser sur ces choix.

 

Pour Ricoeur (cité par G. Pineau), la construction historique passe par trois phases :

-          Préfiguration du récit dans l’expérience temporelle vecue

-          Configuration de l’expérience vécue par la narration. La mise en intrigue.

-          Refiguration de l’expérience par l’acte de lecture

 

Orofiama R., Dominicé P. (dir.) Les histoires de vie : théories et pratiques, éducation Permanente n°142, 2000

Les histoires de vie en formation « de marginales, voire "contrebandières" qu’elles étaient [dans les années 80], ces pratiques n’ont cessé de croître. De croître et de gagner des nouveaux territoires ou champs sociaux et professionnels qui comportent, tous, une dimension éducative : travail social, orientation, reconnaissance et validation des acquis, démarches de bilan, développement personnel, démarches thérapeutiques, pratiques d’écriture et de théâtre, histoires de collectivités, etc. »

 

Ces pratiques obligent « à sortir des modalités instituées de formation et d’analyse théorique, pour repenser :

  • - la rationalité et la rigueur, voire la scientificité, des méthodes mises en œuvre et des analyses théoriques proposées
  • - le processus de formation
  • - le sujet et son développement traversés par des contextes socio-historiques
  • - les cadres de référence à partir desquels s’effectuent la construction et l’interprétation des récits »

 

à lire

·         G. Pineau, Accompagnement et Histoire de vie, L'Harmattan, Paris, 1998

·         Dominicé P., L’histoire de vie come processus de formation, L’Harmattan, Paris, 1994

·         G. Pineau, J.-L. Legrand, Les histoires de vie, Que Sais-je? n°2760, Paris, 1993

·         B. Honoré, Sens de la formation, sens de l'être, L'Harmattan, Paris, 1990

 

À consulter

Association internationale des histoires de vie en formation
http://membres.lycos.fr/siteasihvif/

 

par Pierre Landry publié dans : apprendretoujours
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Vendredi 25 février 2005

Dans la région de Brest, les mairies en facilitant l'accès à internet encouragent l'apprentissage de l'écriture.

http://www.elearningeuropa.info/index.php?page=doc&doc_id=6000&doclng=8&menuzone=0&focus=1

"Parfois, écrire n’est pas aussi facile que cela en a l’air…

Écrire est un apprentissage qui doit être accompagné. Par exemple, au début, les gens écrivaient en titre « compte-rendu de réunion », ce qui ne veut rien dire. Nous avons donc appris aux gens à essayer de mettre des mots-clés dans les titres pour que ces derniers soient intéressants pour des extérieurs.

Je suppose que vous avez dû mettre en place un programme de formation.

Oui, quatre ateliers par mois alternent formation à l’outil de publication et formation à l’écrit journalistique, à la Mairie ou dans les quartiers. Ensuite, il y a des ateliers plus spécialisés avec des conférenciers invités : l’écrit hyper média, wikipédia, les blogs, droits et propriété intellectuelle… Ces ateliers diversifiés permettent d’avoir sans arrêt des gens nouveaux et d’élargir l’appropriation collective.

Quelle a été l’implication de la Mairie de Brest dans cette initiative ?

Les choses prennent du temps. Mais j’ai été frappé par la rapidité avec laquelle les mairies de quartier ont accepté de mettre les comptes-rendus de réunions des conseils de quartier en ligne..."

à consulter

E-learning et formation tout au long de la vie
http://www.elearningeuropa.info/index.php?page=default&int=4

par Pierre Landry publié dans : apprendretoujours
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Jeudi 24 février 2005

Bézille H., « L’autodidacte » Entre pratiques et représentation sociale, L’Harmattan, 2003

 

On croit connaître la signification du mot autodidacte et l’on découvre que celle-ci s’est transformée au fil du temps en fonction des évolutions de la société. Comment se situe l’autodidaxie par rapport à l’autoformation ? C’est l’objet de ce livre :

 

« Les pratiques d'apprentissages "informelles", non encadrées et non contrôlées par les institutions d'éducation et de formation, qu'elles soient volontaires ou fortuites, font l'objet d'un intérêt grandissant.

 

Pourtant, quand nous pensons à l'autodidaxie, nous pensons à l’autodidacte, c'est-à-dire à un personnage fortement stéréotypé, qui appelle des clichés divers : c'est l'envers du modèle de l'élève discipliné, adhérent au programme pédagogique dont il est l'objet. Il nous arrive de nous identifier à cet autodidacte, ou d'être identifiés à lui par d'autres : "c'est un autodidacte !" peut être alors entendu comme un signe d'admiration ou de compassion.

 

Au-delà de ces représentations idéalisantes ou disqualifiantes, les travaux des historiens de l'Éducation montre que cette forme d'apprentissage peut avoir la valeur et la légitimité d'un véritable modèle culturel d'apprentissage. C'est une manière d'apprendre qui est si profondément ancrée en chacun de nous que nous l'utilisons sans même nous en rendre compte au quotidien. Pourtant, l'autodidaxie a longtemps été assimilée à un mode d'apprentissage compensatoire, visant par exemple à réparer les effets d'une scolarité écourtée. Au-delà de cette fonction compensatoire très utile, l'autodidaxie a aussi une fonction de régulation et d'ajustement aux transformations petites et grandes de notre environnement, dans la vie quotidienne mais aussi, peut-être de plus en plus fréquemment, dans les circonstances historiques de grands bouleversements (guerre, obligation d'immigration, transformation radicale de la société, disparition de ressources antérieures, etc.). Elle est également présente dans toute entreprise créative, par exemple quand il s'agit de produire des savoirs nouveaux dans un domaine donné. »

 

Si l’autoformation sociale met l’accent sur l’interaction entre apprendre pour soi et apprendre collectivement et l’autoformation éducative sur la responsabilité de l’individu engagé dans des situations d’apprentissages, « l’autodidaxie désigne une certaine manière de se former, de façon informelle, seul, en groupe ou en réseau, en dehors des institutions éducatives. Une manière de se former aussi bien à travers les ressources de l’expérience et de l’action, que dans le recours à des savoirs constitués », ces trois déclinaisons de l’autoformation ne s’excluant pas mutuellement.

 

 

À lire

·         Lemeur G. (Coord.)
AUTODIDAXIE
Université de Nantes - Formation Continue - 1996

·         Lemeur G.
Les nouveaux autodidactes ,
Néo-didaxie et formation
Chronique Sociale, Lyon, 1998, 216 p.

·         Verrier Christian
 Autodidaxie et autodidactes, l'infini des possibles

Anthropos, 1999, 230p.

 

À consulter

 

·        L'autoformation (http://educ.univ-paris8.fr/LIC_MAIT/weblearn2002/AUTOFORMATION/INDEX.HTM),entre autodidaxie, autoformation existentielle, et formation expérientielle : cours de Christian Verrier, université Paris 8

·         Peuple et Culture (http://www.peuple-et-culture.org/): association pour le développement de la personne. Réseau d'associations d'éducation populaire, Peuple et Culture mène depuis 50 ans un même combat : la lutte contre les inégalités culturelles et pour le droit au savoir tout au long de la vie

par Pierre Landry publié dans : apprendretoujours
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Mercredi 23 février 2005

Apprendre tout au long de la vie : les défis

La Fondation des Régions Européennes pour la Recherche en éducation et en Formation a produit un texte très riche  (http://www.gate.cnrs.fr/repal3/butinage/LES%20DEFIS%20version%20d%E9finitive.htm) en complément des actes (http://www.gate.cnrs.fr/repal3/) de l’université d’été de 2003 avec comme plan :

Introduction : Pourquoi Apprendre tout au long de la vie ?

 Première Partie

Comment le mettre en œuvre ?

 Développer le désir d’apprendre

 Créer les conditions pour Apprendre tout au long de la vie,

  l’organiser et le financer

Cycles de vie et Parcours de formation

 

Deuxième partie

 Quelle stratégie pour les acteurs ?

L’Etat, les Régions et leurs territoires

Les partenaires sociaux

L’Union Européenne

 Aller de l’avant

 Compléments

 

       Glossaire index

       Indications bibliographiques

       Adresses utiles

       Présentation de la FREREF

 

« L’acte d’apprendre revisité

Beaucoup d'apprentissages se font de façon informelle dans le côtoiement des camarades, des voisins, des collègues. Les savoirs nouveaux et la créativité surgissent des confrontations aux points de vue différents d'autrui sans qu'aucun ne sache si l'un est plus expert que l'autre. L'attention de l'apprenant n'est pas seulement centrée sur le "ballon" mais sur tout le jeu: l'enseignant, les camarades, l'ambiance, le matériel de cours. L’isolement continu n’est pas favorable à cet acte d’apprendre. Des temps de regroupement doivent alterner avec des temps de travail personnel. Le présentiel est la condition du succès de la formation à distance.

 

(Cet encadré est en partie inspiré par l’intervention du  professeur Anne-Nelly  Perret-Clermont durant l’Université d’été) »

 

Un reproche : la définition de l’autoformation dans le glossaire est réduite à l’autodidaxie !
par Pierre Landry publié dans : apprendretoujours
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Mardi 22 février 2005

PUF, 2002

L’introduction des espaces publiques numériques (EPN) pose la question de l’insertion dans la cité de ces lieux d’accueil ayant pour objectif minimal de faire découvrir à un large public les potentialités de l’informatique et d’internet. Où faut-il installer ces EPN ? Par qui les animer ? Comment former ces animateurs ? Plus généralement, comment faire de ces EPN un pôle de développement des activités locales ?

 

Les différents espaces visités démontrent la diversité des réponses que les collectivités apportent à ces questions.

 

Autour du concept de Maison du savoir, on retrouve l’idée de convergence des modalités pour apprendre localement à l’intersection d’institutions s’ignorant. C’est une réponse possible à la problématique de la formation tout au long de la vie pour tous.

 

« Il est possible de supputer trois fonctions principales pour de tels lieux et pour ce qu’il en adviendra.

  • Informer, sensibiliser, cultiver. Convenablement gérée, cette fonction conduit tout site à devenir un lieu de veille technologique, d’échanges et de débats sur l’informatique, les télécommunications et, plus généralement, sur les technologies dans la société. Dans cette hypothèse, un espace numérique devient une sorte de corps intermédiaire qui produit une opinion publique alimentée par la pratique
  • Fournir des informations sur les grands problèmes de l’heure, tels que les OGM, la pollution, la santé… Cela suggère un rapprochement à étudier  entre ces espaces et divers lieux de savoir et d’expertise, tels que les centres de culture scientifique et technique, les bibliothèques de lecture publique et les musées, dans des actions locales visant à recomposer les équipements collectifs. De la même façon –c’est déjà souvent le cas- des relations s’instaurent avec le secteur éducatif.
  • Établir des relations entre les générations. Les retraités se sont fortement impliqués dans la gestion des réseaux numériques et ont encadré la jeunesse avec succès. »

 

À consulter

·         Site de St Laurent de Neste :  http://www.neste-nistos.com/mds/

·         Maison des savoirs d’Adge : http://www.mds-agde.org/

·         La maison des lettres à Royan
http://www.hommes-et-savoirs.fr/maison/home.htm

·         EPN Centres Sociaux Paris
http://epn.centres-sociaux-paris.org/rubrique-3.php3

·         Points d’accès publics internet à Brest
http://www.mairie-brest.fr/cnt/papi.htm

·         EPN d’Alençon http://www.ville-alencon.fr/espace.htm

·         DESS EPN http://www.generationcyb.net/article.php3?id_article=371

·         Site des EPN http://delegation.internet.gouv.fr/acces/index.htm

par Pierre Landry publié dans : apprendretoujours
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